Diabète

A la suite de l’étude CALDIA conduite en 1992-1993 et montrant une prévalence du diabète trois fois supérieure à celle de métropole, le Congrès a fait du diabète un des thèmes prioritaires de santé publique, par la Délibération n°490 du 11 aout 1994.

Dans le cadre de sa mission de mise en œuvre des programmes de santé publique prioritaires décidés par la Nouvelle-Calédonie, la coordination du programme Diabète a été confiée à l’Agence Sanitaire et Sociale en 2003. Auparavant, le Comité de Prévention en assurait la charge.

Aujourd’hui, le diabète constitue la première cause de maladie chronique prise en charge au titre de la Longue Maladie, avec 13 987 personnes (5% de la population) déclarées et suivies au 31 décembre 2017. Un nombre multiplié par 5 en 20 ans (+400%). Mais la Fédération internationale du diabète estime qu’un diabétique sur trois s’ignore encore en Nouvelle-Calédonie…

Cette hausse continue de la prévalence du diabète s’explique par la montée en puissance de la surcharge pondérale dans la population et le meilleur dépistage de la maladie.

Cette pathologie, presque toujours évitable, fait également peser un lourd fardeau sur les comptes de la santé. Au 31 décembre 2017, le coût estimé du diabète représentait 7,7 milliards FCFP (hors EVASAN et hospitalisation), plus de 12% des dépenses de santé. Auxquels s’ajoutent les couts hospitaliers (près de 25% des patients hospitalisés souffrent de diabète, et encore 25% de prédiabète). Le cout des techniques et des médicaments innovants renchérit le prix des traitements, et la facture va malheureusement s’alourdir dans les années à venir…

graphique diabete