Il représente plus de 95 % des cas de diabète. En Nouvelle Calédonie, où il touche 11 % de la population adulte), il constitue un problème de santé publique.
Mal soignée, la maladie est grave. Il ouvre droit à une prise en charge à 100 % CAFAT.
Qui est concerné ?
Le diabète de type 2 apparait le plus souvent après l'âge de 40 ans, mais peut survenir plus tôt chez certaines populations à risque (Polynésiens).
Quelles sont les causes ?
Le développement du diabète de type 2 nécessite deux éléments :
- Une prédisposition familiale (hérédité)
- Un excès de poids(surpoids/obésité)
L'excès de poids résulte d’une part à l’hérédité et surtout au mode de vie :
- Alimentation trop "riche"
- Activité physique insuffisante
- Stress et préoccupations du quotidien
C’est une maladie longtemps asymptomatique : au début du diabète de type 2, on ne ressent rien pendant plusieurs années (environ 10 ans).
Lorsque la maladie est découverte tardivement (un cas sur deux), certaines complications peuvent être déjà présentes.
Quels sont les signes ?
Les signes qui peuvent alerter :
- Soif et envie fréquente d'uriner
- Fatigue
- Perte de poids
Progressivement, des complications apparaissent, liées à la présence excessive de sucre dans le sang (diabète déséquilibré) qui abime les vaisseaux sanguins :
- Les grosses artères se bouchent au niveau :
- Du cœur (crise cardiaque)
- Du cerveau (attaque cérébrale)
- Des pieds (plaies, ulcères, amputation)
- Les petites artères se fragilisent au niveau :
- Des yeux (rétinopathie, cécité)
- Des reins (insuffisance rénale)
- Du sexe (troubles sexuels)
- Des dents (caries et gingivites)
Le diabète déséquilibré favorise aussi les infections (car le sucre nourrit les microbes).
Un taux très élevé ou au contraire très bas de sucre dans le sang peut également entrainer un coma.
Quels sont les traitements et prise en charge ?
La prise en charge relève en premier lieu du médecin de famille.
Comme l’hérédité ne peut pas être modifiée, l’objectif principal est une légère perte de poids, même modérée.
Le traitement commence par les mesures hygiéno-diététiques :
- Amélioration de l’alimentation,
- Augmentation de l’activité physique,
- Travail sur le bien-être.
Pour y parvenir, des stages gratuits d'accompagnement sont organisés au centre d'éducation de l'ASSNC (tél. 26 90 61).
Si ces mesures hygiéno-diététiques sont insuffisantes, des médicaments sont progressivement ajoutés (comprimés et/ou piqures).


