Une consommation trop importante de sel a des effets négatifs sur la santé, car elle entraîne une augmentation de la tension artérielle et, assez rapidement, des risques de maladies cardio-vasculaires et d’accidents vasculaires cérébraux (AVC).
Le sel peut également aggraver certains problèmes de santé, tels que l’insuffisance rénale, les cancers digestifs ou l’ostéoporose.
C'est le bon moment pour réduire le sel dans son alimentation et celle de toute la famille.
Traditionnellement utilisé pour rehausser le goût des aliments, le sel est également utilisé pour améliorer la conservation des aliments.
Le sodium contenu dans le sel joue un rôle important pour notre organisme. Il aide notamment à bien répartir l’eau dans le corps et à réguler la pression et le volume sanguin. Il est également essentiel au bon fonctionnement des muscles, au cheminement de l’influx nerveux et au bon fonctionnement du cœur.
Le sel de notre alimentation, ou chlorure de sodium, est constitué de chlore et de sodium. Dans 1 gramme de sel, il y a 400 mg de sodium et 600 mg de chlore. 1 gramme de sodium correspond donc à 2,5 g de sel.
La consommation maximum de sel recommandée par jour est de 5 g (2g de sodium) selon l’organisation mondiale de la santé (OMS).
Moins de sel = une meilleure santé !
On distingue deux sources de sel dans notre alimentation.
Le sel visible, que l'on rajoute en cuisinant, ou à table, et le sel caché, parfois présent à l'état naturel dans les aliments (exemple la viande), mais le plus souvent rajouté lors de la fabrication de produits agroalimentaires. Le sel visible ne représente qu'une faible part de notre consommation de sel (10 % à 20 %).
En revanche, le sel caché est un faux ami qu'il faut apprendre à démasquer. On le trouve dans la plupart des produits de consommation courante (le pain, la sauce de soja, la charcuterie, les soupes en sachets...), même dans des produits identifiés comme sucrés (les biscuits industriels, les sodas, les viennoiseries...).
Le sel n'est donc pas toujours là où l'on croit et la partie cachée dans les produits transformés du commerce représente environ 80% de notre consommation de sel.

Dans la mesure du possible, achetez des aliments « frais », non préparés, qui contiennent naturellement moins de sel, et prenez le temps de les cuisiner.
Si vous achetez des produits transformés, pour limiter votre consommation de sel, prenez le temps de lire les étiquettes et de comparer les teneurs en sel (sodium) des produits pour choisir le moins salé.

Pour manger moins salé, vous pouvez réduire progressivement la quantité de sel, de sauce de soja, de bouillon cube et n'utilisez qu'un produit salé à la fois.
Il est possible de rajouter de la saveur et de la couleur en utilisant :
• De l'ail, de l'oignon, des oignons verts, de l'échalote (frais ou surgelés)
• Des herbes aromatiques (thym, basilic, aneth, citronnelle, menthe...)
• Des épices (curry, muscade, graines de coriandre, poivre...)
• Du citron (en zeste ou en jus), du combava
• Apprendre très tôt aux enfants à apprécier le vrai goût des aliments, la saveur des épices, et des herbes aromatiques ;
• Ranger le sel (salière, arôme saveur, sauce de soja, moutarde, condiments...), cela laisse plus de place sur la table ;
• Goûter avant de resaler : le plat servi est probablement délicieux et déjà salé.
Si l’on réduit petit à petit la quantité de sel, notre goût s'adapte à la réduction du sel en moins de 3 semaines.
Découvrez d’autres astuces
Certains aliments sont très salés, apprendre à les reconnaître pour en manger plus rarement. En particulier, les sauces (mayonnaise, sauce tomate, moutarde...), la charcuterie, les chips, les biscuits pour apéritif, le fromage, les plats préparés (congelés, en conserves ou en barquettes), le pain, les biscuits, les viennoiseries, les soupes en sachets ou en bols…
Quelques astuces pour l'apéritif :
• Préparer des petits sandwiches au pain complet au poisson fumé par exemple ;
• Confectionner une quiche, une pizza maison ou des rouleaux de printemps ;
• Proposer des tomates-cerises, des radis, des bâtonnets de carottes, de céleri, ou de concombre à tremper dans une sauce au yaourt ou au fromage blanc, agrémentée d'ail, de persil ou de curry ;
• Faire le plein de vitamines avec des brochettes de fruits de saison.
D’après le rapport d’activités 2021 de la CAFAT :
• Environ 7.200 personnes bénéficient d’une prise en charge au titre de la longue maladie pour l’hypertension artérielle, et plus de 5.600 pour insuffisance cardiaque grave, ce sont les pathologies les plus fréquentes après le diabète (environ 13.900 patients pris en charge), et les tumeurs (8.500 patients).
D’après une étude diffusée en 2017 (thèse de Yeung Shi Cheung, Hugo), les accidents vasculaires cérébraux sont trois fois plus fréquents qu'en Europe et beaucoup plus précoces (10 ans plus tôt). Ils ont un lien très fort avec l'hypertension artérielle et les preuves sont de plus en plus évidentes de la responsabilité d'une alimentation trop salée, dès l'enfance, dans la genèse de cette hypertension.
En Nouvelle-Calédonie, mais plus globalement dans le Pacifique où la consommation est 5 à 10 fois supérieures aux recommandations (Dr Jacqui Webster, NCD meeting, Tonga, 2011 ; Auckland, 2012), la réduction de la consommation de sel est aujourd'hui une priorité de santé publique.


