Chez l’enfant, l’alimentation participe à la fois à la croissance, au développement et à l’apprentissage des habitudes alimentaires. Les repères d’une assiette équilibrée reposent sur une grande place accordée aux fruits et légumes, des féculents pour l’énergie, une source de protéines (poisson, œufs, viande ou légumineuses) et des produits laitiers, avec l’eau comme boisson principale. La répartition à l’assiette reprend les recommandations pour l’adulte, ce sont les quantités qui diffèrent. Il est essentiel d’encourager l’enfant à respecter ses sensations de faim et de satiété, afin qu’il apprenne progressivement à réguler ses apports.

L’éducation au goût joue également un rôle majeur : proposer régulièrement de nouveaux aliments, varier les textures et les saveurs, et encourager la curiosité alimentaire favorisent l’acceptation progressive des aliments. La diversification alimentaire, débutée dès la petite enfance, contribue à cette familiarisation et participe à la construction d’habitudes alimentaires variées.

Au cours de l’enfance survient aussi une étape normale du développement appelée rebond d’adiposité, caractérisée par une remontée progressive de l’indice de masse corporelle vers l’âge de 5 à 6 ans. Cette phase reflète une accumulation de graisse corporelle, qui sert de réserve d’énergie pour les poussées de croissance à venir. Lorsqu’il survient trop précocement, il peut être associé à un risque plus élevé de surpoids ultérieur.

Enfin, l’environnement familial est déterminant : les enfants observent et imitent les comportements alimentaires de leurs parents, ce qui fait du modèle parental un levier majeur dans la construction d’habitudes alimentaires équilibrées.

L’adolescence est une période de transformations physiques importantes qui s’accompagnent d’une augmentation des besoins nutritionnels. Une alimentation équilibrée repose sur les mêmes principes que chez l’enfant et l’adulte : une assiette composée majoritairement de fruits et légumes, complétée par des féculents, des sources de protéines variées et des produits laitiers, tout en privilégiant l’eau comme boisson. Dans cette période d’autonomisation, il reste important d’encourager l’écoute des sensations de faim et de satiété, afin de maintenir une relation saine avec l’alimentation.

L’éducation au goût et la diversification alimentaire doivent se poursuivre pour encourager l’autonomie et éviter une alimentation trop restreinte ou centrée sur des produits très transformés. À cette période, le modèle familial reste important, même si l’influence des pairs et de l’environnement social devient plus forte.

L’adolescence est également marquée par une attention particulière portée à l’image du corps, parfois influencée par les normes sociales ou médiatiques. Cette période correspond à un âge de vulnérabilité vis-à-vis des troubles du comportement alimentaire (TCA), notamment en cas de pression sociale ou de mauvaise perception corporelle. Dans ce contexte, un environnement familial bienveillant et un modèle parental positif vis-à-vis de l’alimentation et du corps contribuent à soutenir des comportements alimentaires équilibrés et une relation apaisée avec l’image corporelle.